Plus tôt, en 2009, le Verdure Tour (co-réalisé avec Justin Meekel) se présentait comme une recherche et une possible actualisation des contes, légendes et autres énigmes que recensait le Guide de la France mystérieuse écrit par René Alleau en 1966. De cet intérêt croisé pour les méthodes de l’investigation et pour le folklore contemporain sont nés neuf livrets diffusés tout au long de leur parcours, à l’aide d’une voiture, transformée pour l’occasion en imprimerie. Cette expérience, on le voit, n’est pas anecdotique dans sa démarche consistant à reproduire un objet découvert au hasard d’une visite dans une église. Avec Tête de loup, Pierre Fisher poursuit cette recherche sculpturale d’un équilibre des formes et d’une mise en tension des matériaux, recherche qu’il double désormais d’une investigation sur les productions d’objets à la fonctionnalité, certes réduite, mais toujours empreints d’une certaine poésie. Dans une forme et une intention étrangement connexes à ses sculptures, l’objet trouve, dans la villa, une autre raison d’exister hors de sa sphère d’apparition. À la différence des New Hoovers de Jeff Koons (1981-1987), prisonniers de leurs caissons en plexiglas, la présentation de la Tête de loup suggère, sans doute, et avec humour, une utilisation immédiate, le faste ayant peut-être déserté la demeure depuis quelques temps déjà.









































































































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